Vendredi 30 novembre 2007
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NOUS SOMMES TOUS DES SAINT AFFRICAINS !
Comme nous l'avons dit et redit lors de la Journée de l'Assemblée nationale du 27 novembre 2007 consacrée aux Hôpitaux de proximité, à leur
nécessaire maintien et à leur nécessaire modernisation, notre société voit disparaître ses services publics et ses services au public de manière accélérée : postes, commissariats, Assedic,
tribunaux, écoles, transports... sont de plus en plus réduits ou supprimés au nom d'une concentration imbécile socialement et anti-économique, et évidemment anti-écologique, puisqu'on pousse de
plus en plus les usagers sur les routes, au détriment de leur sécurité, de leur temps, et de leurs moyens financiers.
L'hôpital est depuis longtemps attaqué systématiquement, et tous les moyens sont bons pour supprimer des services ou des sites, ou réduire ceux qui
résistent. Depuis l'été, les décisions de Mme BACHELOT et de M. SARKOZY accélèrent un mouvement de "restructuration" qui est une
nouvelle destruction des notions qui nous sont fondamentales
de proximité, d'égalité, de solidarité et de démocratie.
On ne compte plus les localités qui voient leurs services attaqués ou diminués
ou fermés : maternités de Clamecy, Lannemezan, Quimperlé, Ivry, Condé sur Escaut, Lourdes, Carhaix, Grandville... chirurgie de Pertuis, Nogent le Rotrou, Champagnole, Valréas..., SMUR sur
Lézignan... Un service attaqué, c'est tout un site hospitalier fragilisé, des autres services à leur tour menacés, des médecins libéraux du secteur touché déstabilisés et inquiets : ce phénomène
"boule de neige" accentue la désertification médicale et les "zones blanches".
On pourrait allonger une liste qui touche au moins une centaine de sites de chirurgies et de maternités depuis 1997 si on suit les informations
données par les professionnels eux-mêmes (les représentants des CME-Commissions Médicales d'Établissements).
Partout les dossiers constitutés par personnels, élus et usagers ne sont pas pris en compte : par exemple nos amis de Pertuis n'ont même pas eu la
possibilité d'expérimenter leur projet de réseau sanitaire qu'ils avaient mis des mois à préparer ! Le scandale est autant sanitaire, démocratique qu'humain...
Partout la démocratie est bafouée, et même les décisions de justice qui nous sont parfois favorables sont non appliquées : ainsi sur
Lannemezan, la justice donne raison au maintien de la maternité, mais Mme BACHELOT se sent au dessus de la justice et impose la fermeture ! On croit rêver !
Partout les promesses et protocoles ne sont pas tenus, et là encore ceux qui devraient montrer l'exemple de la rigueur et de l'honnenêté sont les
premiers à fouler leurs propres écrits : le cas de Saint Affrique est notoirement le plus symptomatique (Cf. ci-dessous) mais nous avons un grand nombre de cas de fermetures de services qui se font
des années avant les dates annoncées, Lure, Luxeuil, Nogent, Clamecy... parmi bien d'autres !
Une pratique très souvent brutale et antidémocratique, une désertification accélérée, un aménagement égalitaire du territoire ignoré, les
besoins réels des populations bafoués et totalement ignorés... Dans quelle société vivons nous en 2007 !!! REFUSONS LA !
Nous devons réagir, et soutenir partout où elles se situent les mobilisations citoyennes les plus larges et les plus pluralistes pour défendre notre vision égalitaire et humaniste du service
public.
Nous devons soutenir nos amis de Saint Affrique qui sont en ce sens symboliques : ils cumulent l'engagement démocratique intense dans le temps et dans l'espace, ils maintiennent une
résistance exemplaire qui sert à tous, partout en France, ils s'opposent à un pouvoir souvent pervers...
NOUS SOMMES TOUS DES SAINT AFFRICAINS !
C'est pourquoi nous vous renvoyons le texte de notre président d'honneur, Alain FAUCONNIER
SOYONS PRETS A MANIFESTER AVEC EUX LE 1° DECEMBRE !
Merci de le diffuser largement
Amitiés solidaires
Contact pour la Coordination : Michel.Antony@wanadoo.fr ou
Postmaster@coordination-nationale.org
nous subissons en Suisse romande une véritable vague technocratique de démantèlement hospitalier et mise à mort du service public pensé en terme de médecine de proximité. Dans notre petit hôpital (250 lits ) nous voyons la qualité chuter régulièrement depuis 30 ans!! SOLIDARITE